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   Le dhikr, rappel de Dieu
Dhikr Cheikh Nazim al Haqqani 40e maitre

De l’usage des grains de prière (masbaha, sibha, tasbih)



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Sa`d ibn abi waqqas rapporte (Abou Dawoud, tirmidhi qui le déclare hasan, ibn majah, ibn hibban dans son sahih, al-nasa’i et al-hakim, qui le dit sahih selon le critère de Mouslim) qu’un jour le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) vit une femme qui avait quelques noyaux de datte et quelques cailloux qu’elle utilisait comme grains pour glorifier Dieu. Le Prophète lui dit : " Laisse-moi t’apprendre quelque chose qui sera plus facile et meilleur pour toi ". Et il lui apprit à dire :

soubhan allahi `adada ma khalaqa fi as-sama’
(Gloire à Dieu en même quantité que ce qu’Il a créé au ciel)
soubhan allahi `adada ma khalaqa fi al-’ard
(Gloire à Dieu en même quantité que ce qu’Il a créé sur la terre)
soubhan allahi `adada ma khalaqa bayna dhalik
(Gloire à Dieu en même quantité que ce qu’Il a créé entre eux)
soubhan allahi `adada ma huwa khaliq
(Gloire à Dieu en même quantité que ce qu’Il crée)
Allahou Akbar `adada ma khalaqa fi as-sama’
Allahou Akbar `adada ma khalaqa fi al-’ard
Allahou Akbar `adada ma khalaqa bayna dhalik
Allahou Akbar `adada ma houwa khaliq
al-hamdou lillahi `adada ma khalaqa fi as-sama’
al-hamdou lillahi `adada ma khalaqa fi al-’ard
al-hamdou lillahi `adada ma khalaqa bayna dhalik
al-hamdou lillahi `adada ma huwa khaliq
lâ ilâha illâ llâhu `adada ma khalaqa fi as-sama’
lâ ilâha illâ llâhu `adada ma khalaqa fi al-’ard
lâ ilâha illâ llâhu `adada ma khalaqa bayna dhalik
lâ ilâha illâ llâhu `adada ma huwa khaliq
la hawla wa la qouwwata illa billahi `adada ma khalaqa fi as-sama’
la hawla wa la qouwwata illa billahi `adada ma khalaqa fi al-’ard
la hawla wa la qouwwata illa billahi `adada ma khalaqa bayna dhalik
la hawla wa la qouwwata illa billahi `adada ma huwa khaliq.

Safiyya bint Houyayy, une des femmes du Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), a dit (Tirmidhi qui le dit gharib, et al-hakim et suyuti qui le disent sahih) :

Le Prophète vint me voir et en face de moi il y avait quatre mille noyaux de datte avec lesquels je faisais le tasbih (soubhan allah). Il dit : " Tu fais le tasbih avec autant ! Veux-tu que je t’apprennes ce qui surpasse ta quantité de tasbih ? " Elle dit : " Apprends-moi ! " Il lui dit : " Dis soubhan allah `abada khalqihi ".

Dieu dit à Son Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) dans Son saint Livre : " Rappelle aux gens, car ce rappel leur est bénéfique ". Ce rappel aux musulmans revêt des formes variées, publiques ou cachées. Une des formes publiques de ce rappel est l’adhan. La masbaha ou sibha ou tasbih, ou chapelet à grains, a assuré dès les premiers Compagnons la fonction d’un rappel personnel. C’est pourquoi ils appelaient le tasbih mudhakir ou mudhakira, le " rappeleur ", et il existe une tradition qui remonte au Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) dans laquelle il dit :

ni`ma al-moudhakir al-sibha (Quel bon rappeleur que le chapelet à grains !)

Shawkani le rapporte, d’après Sayyidina `Ali ibn abi Talib, et le considère comme une preuve de l’utilité du chapelet à grains, dans nayl al-awtar (2:317), se fondant sur la narration de daylami dans le mousnad al-firdaws avec sa chaîne de transmission. suyuti le cite dans sa fatwa sur le chapelet à grains dans al-hawi li al-fatawi (2:38).

L’affirmation colportée de nos jours par les " salafis " selon laquelle compter le dhikr sur des grains est une innovation est à n’en pas douter fausse. L’usage des grains pour compter le dhikr est parfaitement établie comme une pratique permise par le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) et une sounna des Compagnons. La preuve en est fournie par un hadith sahih de sa`d ibn abi waqqas (Abou Dawoud, Tirmidhi, Hakim, nisa’i, ibn Maja, ibn Hibban, Hakim, dhahabi qui le déclare sahih), qui raconte que le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) vit un jour une femme utilisant des noyaux de dattes et des cailloux (nawan wa hasan) et ne lui interdit pas de les utiliser.

Un autre hadith sahih, qui va dans le même sens, est relaté par safiyya, qui a vu le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) compter soubhan allah sur quatre centaines de cailloux. Ce hadith se trouve dans Tirmidhi, Hakim et Tabarani, et est confirmé comme sahih par suyuti. On rapporte également, d’après un affranchi du Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), Abou safiyya, qu’on apportait pour lui un matelas et un panier fait de feuilles de palmier et plein de cailloux avec lesquels il faisait le tasbih jusqu’au milieu de la journée. Alors on enlevait tout, puis on le rapportait après sa prière, et il faisait le tasbih jusqu’au soir. Ce hadith est raconté par ibn hajar dans isaba (7:106 #652) avec sa chaîne, qui dit que Boukhari le cite dans son tarikh), de même que al-baghawi à travers deux chaînes.

Shawkani cite ce même hadith et dit dans nayl al-awtar (2:316-317) :

Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) justifiait le comptage du dhikr sur les doigts par le fait que les doigts seraient interrogés et qu’ils parleraient, c’est-à-dire qu’ils témoigneraient. Il résulte de cela que compter le tasbih sur les doigts, en raison de cet aspect, est meilleur qu’utiliser un chapelet à grains ou des cailloux. Mais les deux autres hadiths (celui de sa`d ibn abi waqqas et celui de safiyya bint huyayy) montrent qu’il est permis de compter le tasbih avec des noyaux de dattes ou avec des cailloux, et de même avec un chapelet à grains. En effet, rien ne les distingue dans les recommandations du Prophète aux deux femmes, et rien ne marque de désapprobation. Indiquer ce qui est meilleur ne signifie pas la négation de l’autorisation) (la yanufi al-jawaz). Il existe des narrations qui vont dans ce sens.

hilal al-haffar rapporte selon mou`tamar ibn sulayman et d’après Abou Safiyya, l’affranchi du Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui), qu’on apportait un matelas et un panier fait de feuilles de palmier et plein de cailloux avec lesquels il faisait le tasbih jusqu’au milieu de la journée. Alors on enlevait tout, puis on le rapportait après sa prière, et il faisait le tasbih jusqu’au soir. L’imam Ahmad le raconte dans kitab al-zouhd, avec sa chaîne de transmission.

Ahmad raconte également d’après al-qasim ibn `Abd ar-Rahman que Abou al-darda’ avait un sac plein de noyaux de dattes et que, où qu’il fasse la prière de la mi journée, il les sortait l’un après l’autre et faisait ainsi le tasbih jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus.

ibn sa`d raconte (avec ses chaînes) dans son tabaqat que sa`d ibn abi waqqas avait coutume de compter le tasbih avec des cailloux, et que fatima bint al-husayn ibn `ali ibn abi talib faisait le tasbih avec une corde munie de noeuds, et que Abou hurayra faisait le tasbih avec un chapelet de cailloux (al-nawa al-majmu`).

`Abdallah, le fils de l’imam Ahmad, a raconté dans zawa’id al-zouhd que Abou Hourayra avait une corde munie de mille noeuds et qu’il ne se serait jamais endormi sans avoir compté le tasbih sur eux.

al-Daylami raconte dans musnad al-firdaws à travers Zaynab bint Soulayman ibn `Ali, et selon umm al-hasan bint ja`far qui le tenait de son père qui le tenait de son grand-père qui le tenait de `ali, remontant ainsi au Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) :

Quels bons rappeleurs que les grains à prières !

suyuti rapporte des narrations avec leurs chaînes sans sa monographie sur le sujet, intitulée al-minha min al-sibha et qui fait partie du recueil de ses fatwas. Il dit, vers la fin :

Il n’est relaté par aucun des salaf ni des khalaf qu’il est interdit de compter le tasbih sur le sibha (grains à prières). Au contraire, la plupart l’utilisent pour compter le tasbih sans considérer cela comme critiquable.

Le savant indien Zakariyya al-Khandlawi, spécialiste du hadith, raconte lui aussi dans son livre hayat al-sahaba que Abou Hourayra disait : " Je récite istighfar (formule de demande de pardon) douze mille fois par jour " et que, selon son petit-fils, il avait un morceau de corde muni de mille noeuds et qu’il ne se serait jamais endormi dans avoir dit soubhan allah sur tous ces noeuds. Selon sa petite-fille par l’imam al-Housayn, Sayyida Fatima aussi utilisait une corde avec des noeuds pour compter le dhikr.

Mawlana Zakariyya poursuit :

Il est bien connu que de nombreux autres Compagnons du Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) utilisaient des grains dans leurs dévotions personnelles. Ainsi faisaient Sa`d ibn abi waqqas lui-même, Abou Soufiyya l’esclave du Prophète , Abou sa`d, Abou darda’ et Fatima (que Dieu soit satisfait d’eux tous). Que les grains soient ou non rassemblés sur une corde ne fait aucune différence.

Il est parfaitement établi que compter le dhikr est une sunna du Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui). Il a lui-même conseillé a ses femmes, à `ali et à fatima de compter le tasbih (soubhan allah), le tahmid (al-hamdou lillah) et le takbir (Allahou Akbar) trente-trois fois chacun avant d’aller se coucher la nuit. ibn `Amr raconte qu’il a vu le Prophète compter le nombre de fois qu’il disait soubhan allah sur sa main droite. Cela ne veut pas dire qu’il n’est pas permis de le faire sur sa main gauche, car le Prophète a seulement dit : " Comptez (le dhikr) sur vos doigts ".

L’imam suyuti raconte dans l’une de ses fatwas intitulée al-minha fi al-sibha (le bénéfice que procure l’usage des grains pour le dhikr) l’histoire de `ikrima, qui interrogeait son maître `umar al-maliki au sujet des grains pour le dhikr. `umar lui répondit qu’il avait lui-même interrogé son maître Hassan al-Basri sur ce sujet et qu’il lui avait été répondu :

Quelque chose que nous avons utilisé depuis le début de la route, nous n’avons pas envie de l’abandonner en arrivant au bout de cette route. J’aime me rappeler Dieu avec mon coeur, ma main et ma langue.

Souyouti commente :

Et comment pourrait-il en être autrement, alors que les grains sont pour quelqu’un un rappel de Dieu le Très Haut, et qu’une personne ne voit de grains que pour se rappeler Dieu, ce qui constitue l’un de ses plus grands bienfaits ?

Quant aux affirmations de Albani contre l’usage des grains, son rejet du hadith ni`ma al-moudhakir al-sibha (voir sa silsila da`ifa #83) et à sa surprenante prétention à affirmer que quiconque tient des grains à la main pour le rappel de Dieu est mal guidé et innovateur, nous renvoyons le lecteur à leur réfutation dans le wusul al-tahani bi ithbat sounniyyat al-sibha wa al-radd `ala al-albani de Mahmoud Sa`id (L’éclaircissement du bénéfice mutuel et la confirmation que les grains pour le dhikr sont une sounna, et la réfutation de Albani).

Et quant à l’idée que les grains pour la prière viennent du bouddhisme ou du christianisme, c’est l’une des contributions à l’orientalisme faites par le savant juif hongrois Ignaz Goldziher (m. 1897).

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